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mercredi 9 septembre 2026 à 18h00
01/04/2020
Pour répondre à la crise sanitaire provoqué par le coronavirus, la loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de COVID-19 prévoit la possibilité de déclarer un état d'urgence sanitaire sur tout ou partie du territoire.
L'état d'urgence sanitaire est une mesure exceptionnelle pouvant être décidée en conseil des ministres en cas de catastrophe sanitaire, notamment d'épidémie, mettant en péril la santé de la population.
L'état d'urgence est déclaré la première fois par décret en conseil des ministres sur le rapport du ministre chargé de la santé pour une durée maximale d'un mois. Le décret détermine la ou les circonscriptions territoriales dans lesquelles il s'applique. Les données sanitaires sur lesquelles s'appuie le décret sont rendues publiques.
Au-delà d'un mois, sa prorogation doit être autorisée par la loi. La loi de prorogation fixe la durée de l'état d'urgence sanitaire. Un décret pris en conseil des ministres peut mettre fin à l'état d'urgence sanitaire avant l'expiration du délai fixé par la loi.
Les mesures prises dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire prennent fin dès qu'il est mis fin à l'état d'urgence sanitaire.
En cas d’état d’urgence sanitaire, le gouvernement peut maintenant, par décrets, décider de la fermeture provisoire d’établissements recevant du public, ordonner des réquisitions, contrôler les prix, limiter la liberté d’entreprendre.
Pendant la durée de l’état d’urgence, il a liberté de prendre « toute mesure permettant de faire face aux conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie afin de prévenir et limiter la cessation d’activité des personnes physiques et morales exerçant une activité économique ».
Une fois les ordonnances prises par le gouvernement, le droit du travail sera momentanément assoupli.
Si des ordonnances doivent encore préciser les mesures d'aides, les grandes lignes en sont déjà connues, même si elles restent sujettes à modification.
Des dérogations permettent le report des cotisations et des impôts. La TVA est exclue du protocole établi par le gouvernement, mais pour l'heure le SIE (Service des impôts des entreprises) s'engage « à ne procéder à aucune poursuite pour au moins trois mois ».
Le gouvernement prévoit pour les structures de moins de dix salariés et de moins d'un million d'euros de chiffre d'affaires (indépendants, libéraux et petites entreprises) dont l'activité est fortement impactée par la crise, la possibilité d'un étalement du paiement des loyers, des factures d’eau, de gaz et d’électricité des locaux professionnels. Un fonds de soutien va cibler ce même public. Pour en bénéficier, il faudra accuser une chute de plus de 70% de son chiffre d'affaires en mars 2020, par rapport à la même période en 2019, avoir fait l'objet d'une fermeture administrative, ou encore appartenir à un secteur particulièrement sinistré (tourisme, activités culturelles et sportives, événementiel...). En fonction des situations, les bénéficiaires recevront 1 500 € dans un premier temps (après le 1er avril). Pour ce premier volet, la direction générale des Finances publiques publiera sur son site (impots.gouv.fr) à partir du 31 mars un formulaire à remplir « avec les informations indispensables autraitement des demandes (SIREN/SIRET, RIB, montant du CA, montant de l'aide demandée et déclaration sur l'honneur certifiant que les renseignements fournis sont exacts) ». Un second volet leur sera ouvert à partir du 15 avril, cette fois, probablement sous la responsabilité des Régions.
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